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Les rêves... Quelques fois reflêts de la réalité, désirs inassouvis ou inavoués, bref, peut-être tout simplement tout ce qui nous manque. Attention, rêves pas cauchemards! En ce qui me concerne, mes rêves sont souvent la fin de quelque chose que je n'ai pas pû achever dans ma vie, réelle! Toujours rempli d'émotions au réveil, j'ai souvent les larmes aux yeux parce que ceux-ci se terminent si vite, qu'ils ne me laissent même pas le temps de profiter de ce moment présent que j'aurai voulu vivre pour de vrai. Souvent il m'arrive aussi qu'une phrase me soit murmurée à l'esprit juste avant le réveil. Quand l'écran devient noir, comme un générique de film ou des noms défilent. Pour moi, c'est juste une phrase, comme un titre... L'alpha et l'oméga, c'est le début et la fin, la moitié et l'autre moitié, ce sont les éléments qui forment un tout... D'après moi... Je n'ai jamais fait de phylo, je n'ai jamais assez travaillé en classe pour aller au lycée en faire. Mais j'aurai bien aimé, cela m'aurait sûrement servi... Avant le rêve.... C'était il y a presque 19 ans maintenant, je sortais du collège à 17 h comme tous les jours. J'étais plutôt timide à l'époque, dans mon coin à pas faire chier le monde, toujours seul. Les copains couraient après les filles, je courais après les copains pour qu'ils me disent comment ils faisaient pour draguer autant sans se prendre de rateau, et les filles couraient loin de moi! J'étais pas très beau, et c'est toujours le cas d'ailleurs, et à mon âge je n'avais encore jamais embrassé une fille. Bref, j'avais pas de petites copines et encore moins de copines! Alors, quand j'ai entendu derrière moi sur ce chemin qui me menait à la maison, une si jolie voix me dire : _"Tu passes toujours par ici pour rentrer chez toi?.. Si tu veux on pourrait faire le chemin ensemble tous les jours, moi aussi je passe par là!" Peut-être mais je ne l'avais jamais remarquée jusqu'ici. Disons tout simplement que je me borner à ne remarquer personne, c'était mieux pour moi. Pas d'ami, pas de risque de trahison, pas de petite amie, pas de risque de séparation. Dans les deux cas, pas de risque de douleur... Alors nous avons fait le chemin ensemble tous les jours. Je n'avais jamais eû d'ami jusqu'ici et mon premier ami était une amie. Mieux qu'une petite copine, mieux que le plus fidèle ami que l'on puisse réver, une amie. La personne Alpha... Je me disais déjà que je la rencontrais trop tard. J'étais en 3ème à presque 17 ans et elle n'en avait que 12 à peine, en 5ème. Au vu de mon parcours scolaire, je finirai surement le collège sans passage en seconde, sans brevet, et comme seule solution de trouver vite un apprentissage. Ce qui voulait dire qu'à la fin de l'année scolaire je ne la reverrai plus. Alors, il fallut tisser une amitié si solide que ma fin de scolarité ne nous sépara pas. Je continuais à la voir, à l'aider pour ses devoirs, bref à être là quand elle avait besoin de moi. Puis l'année suivante, elle partit en vacances. Pour la première fois de ma vie, je me sentis si seul... Tout ce temps ou elle était là, ou je taisais mes sentiment grandissants à son égard... Oui je taisais, cette amitié était trop belle pour la gacher, mais je n'avais jamais gaché car je n'avais jamais perdu... Parce que, je n'avais jamais joué. Elle m'avait donné l'adresse ou la joindre en vacances, et ce fut surement la seule mauvaise chose qu'elle m'avait fait... L'âge, les hormones, mon pucelage ou autre je ne sais pas, ont fait en sorte que dans la lettre que je lui avais écrite, je lui déclarais ma flamme. Grossière erreur... En tout cas, elle ne répondit pas, et elle ne revint jamais me voir. Je l'avais perdue pour toujours. J'en ai pleuré des heures même des jours mais jamais autant que le jour ou je l'ai croisée dans la rue. C'était un dimanche matin, j'allais me chercher des cigarettes (et oui, en tant que branleur, je m'étais mis à fumer!), et juste avant de traversser au passage clouté, j'apperçus la voiture de sa mère arrivant à toute allure. Je l'avais reconnue tout de suite, elles sont passées devant moi, sa mère au volant, elle à côté avec des fusils à la place des yeux. Et elle vida tous ses chargeurs, c'est sur! Je suis resté là quelques secondes puis j'ai continué mon chemin. Des mois et des années plus tard, quand je l'appercevais au loin, c'était toujours moi qui changeais de trottoir, qui accélérais le pas pour ne plus croiser son regard. Je ne passais même plus devant chez elle... Puis j'ai fait ma vie jusqu'à maintenant, sans jamais l'oublier et en portant ma croix. Jusqu'il y a 1 mois, ou je l'ai retrouvée sur le net, sur copains d'avant! Je lui ai adressé un message, mais toujours pas de réponse, j'ai eû beau lui faire mes plus plates excuses, mais rien. Puis il y a 2 nuits de cela, le rêve... Ma femme (je l'appellerai Lamia), un ami (je le nomerrai LeuBé) et moi-même étions sortis dans une espèce de fête, une salle des fêtes plus précisément, ou un repas avait eû lieu un dimanche midi. On fétait sur place le retour de l'enfant du pays qui avait tout rafflé à questions pour un champion!!! Je sais ça a l'air *** mais j'y peux rien, c'est mon inconscient qui décide, pas moi!! Bref, ça repassait la dernière émission jusqu'à ce que la foule sur place exulte encore devant une telle victoire. Les majorettes municipales se préparaient à faire un numéro en l'honneur du vainqueur dans le fond de la salle, quand je décidais avec Lamia et LeuBé d'aller m'assoir sur un banc, loin des tables et des convives. Puis une jeune femme est entrée, elle dit bonjour à des tas de gens avant de venir vers nous. Aux premiers abords, son visage ne me disait rien. Elle fit la bise à LeuBé puis à Lamia... Tiens, me dis-je, voilà une personne que Lamia connait et que je ne connais pas, c'est rare... (Aors que dans la vie réelle, elles ne se connaissent pas!) Elle allait poursuivre son chemin sans rien me dire quand elle tourna la tête vers moi, puis s'arrêta. Je ne l'ai pas reconnue tout de suite, même quand elle s'est approchée de moi à pas de loup. Elle me regarda de plus près puis... me fusilla... encore. La personne Alpha. Ce ne fut que quelques secondes mais quelles secondes, dures, lourdes, effroyables. Elle rengaina et dessina un sourire sur son visage. Ce sourire que je n'avais pas vu depuis près de 19 ans. Elle ouvrit ses bras, j'en fis de même. _"Comment vas-tu?" Ses mots, juste ceux-là, me firent fondre en larmes car je l'avais retrouvée enfin. Puis l'écran noir, puis la voix me disant... La personne Alpha. Je ne sais pas si ce rêve se réalisera un jour, mais s'il n'arrive jamais, je l'aurai au moins vécu, un peu. Juste pour moi... Tags :
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